Qu’est-ce-que la RETRAITE :
En 1945, quand la France a mis en place le système des retraites actuel, la France a fait le choix de la retraite par répartition, système assurant le mieux la solidarité entre générations. Les cotisations sociales des personnes actives financent immédiatement les pensions des retraités. Ces personnes actives, dès qu’elles prendront leur retraite, bénéficieront elles-mêmes des cotisations des nouvelles générations.

Mais, sous le double effet du vieillissement de la population lié à l’espérance de vie croissante, et du départ à la retraite de la génération du "baby-boom", c’est l’équilibre de ce système qui est menacé. Si rien n’est fait, la promesse d’une retraite proportionnée aux revenus de toute une vie de travail ne pourra plus être tenue : les pensions baisseront. En effet, en 1945, il y avait 14 actifs pour 1 retraité, il y aura en
2050, 1 actif  pour 1 retraité!
Pour sauver notre système de retraite, le Gouvernement a décidé d’agir. En 2020, le déficit de l’ensemble des régimes de retraite sera de plus de 50 milliards d’euros par an. Il passera, en 2040, à 100 milliards d’euros par an. Chacun comprendra, dans de telles conditions, que la réforme de notre système de retraite doit être engagée sans attendre. Et pour ceux dont le niveau de la retraite ne pourra être suffisant à leurs yeux, d’anticiper en la préparant avec d’autres moyens.
Quels sont les différents types de retraite :
Principalement, on distingue la retraite des salariés, celle des artisans et commerçants et enfin celle des fonctionnaires. Elle est toujours composée d’un régime de base auquel vient s’ajouter un régime complémentaire. Pour certaines catégories un régime supplémentaire vient également s’ajouter. Le paiement des retraites est assuré par différents partenaires sociaux dont les principaux sont ci-dessous :
 
 
Le calcul de sa retraite :
Il devient alors aisé de comprendre qu’il n’est pas facile de mettre en ligne un outil simple et spécifique à chaque profession et de tout répertorier dans un seul tableau. Par exemple, un salarié devra auprès de la CNAV obtenir les informations relatives à sa retraite de base en fonction de son départ souhaité, 60, 65 ans… Le nombre de trimestres validés à cette date de départ entrainera surcote ou décote. On fera le calcul de la moyenne de ses 25 meilleures années de salaire pour obtenir son SAM, puis on appliquera la formule qui déterminera sa retraite de base.

Ensuite il s’adressera à l’Agirc et l’Arrco, pour le calcul de ses points de retraite complémentaire en multipliant le nombre de points capitalisés par la valeur du point.
Une profession libérale s’adressera au RSI pour le calcul de sa retraite dont la base est également en fonction d’un nombre de point acquis et de sa valeur, sauf exceptions…
Le but de cette présentation ci-dessous n’est pas d’entrer dans une description exhaustive de tous les régimes de retraite, mais d’illustrer deux cas simples pour les comparer et comparer leur taux de remplacement, défini comme étant le rapport entre le montant de la pension annuellement versée et le dernier revenu annuel.
Exemples de calcul de retraite :
Mr A, salarié pendant toute sa carrière perçoit un salaire net de 60 000 € et décide de faire valoir ses droits à la retraite à 60 ans qu’il aura en 2012, il aura alors cumulé 164 trimestres. Son salaire annuel moyen sur les 25 dernières années est de : 30 000 €. Pas de surcote, pas de décote. Mr A avait cumulé 4300 points Arrco et 3000 points Agirc.
Retraite de base = 30 000x50%x(164/164)= 15 000 € par an
Retraite complémentaire=Arrco+Agirc=(4300x1,1648)+(3000x0,4132)= 6 349 € par an
Soit un total de 21 349 € par an ou encore 1 780 € par mois. Le taux de remplacement est dans ce cas de : 35%. Ce qui veut dire que MR A partira en retraite avec un petit peu plus qu’UN TIERS de son dernier revenu ! Il faut toutefois pondérer cette bonne nouvelle par le fait que ces accords sont en train d’être renégociés en 2009 et d’ici 2012 pour les retraités d’après 1952 !
Mr B, masseur kinésithérapeute libéral depuis le début de sa carrière, décide de faire valoir ses droits à la retraite à 60 ans qu’il aura en 2012, il aura alors cumulé 164 trimestres. Il a perçu un BNC moyen de 45 000 € partant de 25 000 € au début pour terminer à 65 000 € par an.
Les calculs sont ici beaucoup plus compliqués car il faut alors calculer le nombre de point en retraite de base dite CNAVPL, puis ceux en retraite complémentaire dite CARPIMKO, puis ceux en retraite supplémentaire, le cas échéant (auxiliaires conventionnés). Pour éviter de la lourdeur à l’article nous avons indiqué seulement le résultat du calcul par type de retraite pour une retraite à taux plein :
CNAVPL                               7 450 €
CARPIMKO                           5 610 €
Supplémentaire                    1 990 €
TOTAL                                  15 050 € soit 1 254 € mensuel
Le taux de remplacement est ici de : 23% ou bien encore un petit peu moins qu’UN QUART de son dernier revenu ! Si les choses restent en l’état !  
Conclusion :
Mr B pourrait avoir une meilleure pension s’il optait pour le régime de la loi MADELIN, qui lui permettrait de percevoir une rente viagère non transmissible. Mais c’est un dispositif qu’il a le loisir de choisir ou pas et de comparer avec d’autres solutions d’épargne, y compris avec sortie en capital, c’est la raison pour laquelle nous ne l’avons pas évoqué. Car Mr A peut aussi mettre de l’argent sur un contrat d’Assurance-vie ou acheter des biens immobiliers procurant des revenus, ou faire les deux pour faciliter ses vieux jours. Nous sommes bien alors dans une logique de planification financière qu’il faut entreprendre TRES JEUNE, à l’entrée dans la vie professionnelle. Ne le fait-on pas au travers des cotisations obligatoires ?
Les consultants de VALIRIS CONSEIL sont formés au calcul de la retraite, public, privé, salariés, indépendants et sont au service des particuliers afin de les aider. Ils sont également là pour proposer une véritable stratégie de planification financière afin de compenser le taux de remplacement.
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Loyer de l'argent : EURIBOR 1 an - Maj : 04/09/2009


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Indice du coût de la construction (ICC) - Maj du 28/07/2009, source Insee.




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